On pense toujours qu’on aura le temps de vivre plus tard.
Plus tard on voyagera, plus tard on essayera ce restaurant chic, plus tard on osera faire des choses un peu folles.
Et puis un jour, on se rend compte qu’on est déjà en train de vivre sa vie… sans vraiment la vivre.
Cher journal… et Chers lecteurs,
Ça fait très Lady Whistledown, mais ça sonne bien donc je le garde.
Aujourd’hui commence mon aventure avec vous.
Dans ce journal, j’ai prévu de raconter un peu ma vie… non en fait, de totalement raconter ma vie : parler de mes expériences, de mes sorties, de mes rencontres et de mes hobbies. Parce que j’ai décidé de vraiment vivre et non de survivre, ce que malheureusement beaucoup d’entre nous font.
Mais avant d’entrer dans cette nouvelle voie avec vous, laissez-moi vous expliquer comment tout cela a commencé et pourquoi j’en suis venue à penser et agir comme je le fais maintenant.
Je m’appelle Evaliss. C’est un très joli nom, mais ce n’est pas celui qui apparaît sur ma carte d’identité. C’est le nom d’emprunt que j’ai décidé d’utiliser sur les réseaux (si vous êtes sages, un jour je vous raconterai comment j’ai choisi ce nom).
J’ai 27 ans, 28 dans quelques mois (octobre, si l’envie de me gâter en cadeaux vous vient).
Et en 27 ans d’existence… je ne suis jamais allée au zoo.
Oui, tu as bien lu. Ce n’est pas la peine de relire la phrase une deuxième fois.
Je ne suis jamais allée au ski non plus, mais ça vous me direz, je ne suis pas la seule dans ce cas.
Tout ça pour dire qu’en 27 ans, j’ai fait des choses… mais pas forcément les choses à faire au moins une fois dans sa vie. Car rappelons-le : de vie, nous n’en avons qu’une. Sans entrer dans la spiritualité de ceux qui croient à la vie après la mort ou à la réincarnation. Je vous parle de celle dont on est sûr, là, tout de suite, car nous sommes en train de la vivre.
J’ai eu des accomplissements. J’ai des diplômes, une voiture, un appartement et un travail. Je considère donc ma situation comme stable.
Mais j’ai vécu 27 ans en mode survie, et quand on est en mode survie, on ne vit pas vraiment. On avance juste, un jour après l’autre, en espérant que quelque chose change.
Bon, peut-être pas 27 ans exactement. Quand j’avais 6 ans et que je jouais torse nu avec les garçons de mon quartier, persuadée moi-même d’être un garçon, je n’avais aucun problème dans la vie. J’étais juste insouciante.
Ou encore pendant mes années collège et lycée : là aussi, j’avais cette insouciance.
Tout a basculé juste après le bac. Cette phase où l’on doit choisir ce que l’on veut faire le reste de notre vie, alors qu’on a à peine 18 ans… c’est rude.
Bref, je ne savais pas ce que je voulais faire. Alors j’ai enchaîné les petits boulots, j’ai été refusée dans les universités que je souhaitais, et j’ai lu une valise entière de livres d’amour parce que je déprimais en plein mois d’août.
Le soleil tapait fort sur ma caboche, mais moi j’avais un gros pull d’hiver parce que j’étais en pleine crise existentielle. Et le seul moyen de m’en échapper était de me croire à la place de Mélanie, vétérinaire qui rencontre l’amour de sa vie : un milliardaire venu se ressourcer dans son ranch avec ses dix chevaux, dans un comté des États-Unis.
Bref.
Par la suite, j’ai réussi à m’en sortir — merci à ma maman.
J’ai fait une double licence, j’ai quitté l’Île-de-France et je me suis installée en province. L’air est un peu plus frais… même si j’ai découvert très récemment que les pets de vache étaient aussi polluants qu’une voiture.
Bon. Je suis dans un département où il y a autant de vaches que d’humains, donc la théorie de l’air plus respirable tombe doucement à l’eau.
Mais n’empêche que cet air a été une vraie bouffée de liberté pour moi.
Le mode survie m’a quittée, et j’ai commencé à avoir du temps pour moi.
Comment vous dire qu’au début c’était très compliqué.
Super Eva, du temps pour toi… mais pour faire quoi ?
Bah écoute… tout ce que tu veux !
On a tendance à oublier qu’on va vieillir et mourir un jour. Et pourtant, on a environ 80 années à vivre, avec plus ou moins toutes nos capacités physiques et intellectuelles.
Me rendre compte de cette réalité m’a frappée.
Parce que dans le train-train de notre vie, on ne voit pas le temps passer. On s’épuise à donner notre temps à un employeur qui peut très facilement nous remplacer quand on s’absente.
Pour ceux qui ont des enfants, vous ne les voyez que cinq heures maximum par jour… mais vous voyez vos collègues bien plus que ça.
L’horreur, non ?
Bref.
Tout cela pour vous dire que j’ai décidé de goûter aux expériences dites de “luxe”. Vous savez, ces trucs que l’on ne peut pas se permettre tous les jours et qui semblent réservés à une élite.
Moi, j’ai décidé de les vivre au moins une fois dans ma vie.
Et aussi de vivre toutes les expériences que la vie m’offre.
La vie est extrêmement belle quand on sort du mode survie et qu’on prend le temps de regarder ce qui nous entoure.
C’est ce temps que j’ai décidé de m’accorder.
Et j’ai aussi décidé de vous embarquer dans mon aventure.
Que ceux qui sont partants me suivent.
C’est gratuit.
Et surtout, je vous partagerai les bons plans que je trouve.
Parce que soyons réalistes : je n’ai pas gagné au loto. Je suis une simple assistante sociale, et vous savez comment nous sommes payées… des broutilles. Rien. Nada. Que tch’i. Zéro.
Mais malgré ça, je vivrai des expériences incroyables.
Parce qu’au fond, la vie n’est pas faite seulement pour payer des factures et attendre le week-end.
Elle est faite pour être vécue.
Et rien ni personne ne m’en empêchera.
Prenez soin de vous, vivez fort, et n’oubliez jamais que la vie est précieuse alors vivez là vraiment.
Evaliss


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